Besançon : la vidéo d'un manifestant matraqué déclenche une enquête

Besançon : la vidéo d'un manifestant matraqué déclenche une enquête

Une interpellation filmée déclenche deux enquêtes et des mesures à Besançon

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux a propulsé un jeune manifestant au cœur d’une polémique à Besançon. Le samedi 17 octobre, lors d’une manifestation contre la vie chère, l’image montre un policier assénant cinq coups de matraque à un homme masqué, portant des gants blancs, qui tentait d’empêcher la circulation d’un motard dans le centre-ville. La confrontation a eu lieu en fin d’après-midi.

L’homme fut d’abord plaqué au sol par l’agent. Puis les coups ont pleuvé. Un second policier a dû intervenir pour maîtriser son collègue et libérer le manifestant, avant que les forces de l’ordre ne le laissent partir. Une autre manifestante l’a ensuite aidé à s’éloigner des lieux. La diffusion de ces images a déclenché une réaction immédiate des autorités.

Le parquet de Besançon a ouvert une enquête dès le 19 octobre pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Selon le procureur de la République Cédric Logelin, elle est confiée à la cellule déontologie de la Direction interdépartementale de la Police nationale du Doubs. Les témoignages et analyses sont consultables sur cette source : https://www.bfmtv.com/societe/manifestations/17-octobre-le-parquet-de-besancon-ouvre-une-enquete-apres-la-diffusion-d-une-video-montrant-un-policier-frapper-un-manifestant_AD-202610230384.html.

Parallèlement, une enquête administrative a été ouverte. La préfecture du Doubs, sous l’égide de Rémi Bastille, a pris des mesures qui touchent directement le quotidien des habitants. Tout rassemblement sur la voie publique est interdit le samedi 24 octobre, de 9 heures à minuit, dans le centre-ville de Besançon.

Des restrictions d’équipement complètent le dispositif à Besançon et Montbéliard. Le port de protections individuelles, comme les casques, masques ou lunettes de protection, y est désormais interdit, sauf motif légitime justifié. Les contrevenants s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros. Ces mesures visent à contenir les tensions, quitte à restreindre les libertés publiques. Reste à savoir si elles suffiront à apaiser une ville déjà meurtrie par cet épisode.

Questions-réponses

Que montre la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ?

Elle montre, le samedi 17 octobre en fin d'après-midi dans le centre-ville de Besançon, un policier assénant cinq coups de matraque à un homme masqué portant des gants blancs, qui tentait d'empêcher la circulation d'un motard lors d'une manifestation contre la vie chère.

Comment le manifestant a-t-il été secouru ?

L'homme a d'abord été plaqué au sol par l'agent, puis un second policier est intervenu pour maîtriser son collègue et libérer le manifestant. Les forces de l'ordre l'ont ensuite laissé partir, et une autre manifestante l'a aidé à s'éloigner des lieux.

Quelles enquêtes ont été ouvertes et qui les mènent ?

Le parquet de Besançon a ouvert une enquête judiciaire dès le 19 octobre pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique, confiée par le procureur Cédric Logelin à la cellule déontologie de la Direction interdépartementale de la Police nationale du Doubs. Une enquête administrative a également été ouverte par la préfecture du Doubs.

Quelles mesures touchent le quotidien des habitants ?

Tout rassemblement sur la voie publique est interdit le samedi 24 octobre, de 9 heures à minuit, dans le centre-ville de Besançon. À Besançon et Montbéliard, le port de protections individuelles (casques, masques, lunettes de protection) est interdit sauf motif légitime justifié, sous peine d'une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.