Maurice : les coulisses d'une machine touristique qui tient

Maurice : les coulisses d'une machine touristique qui tient

Ce que le modèle mauricien suggère pour la mise en service des atouts touristiques béninois

Tourisme : ce que l’infrastructure mauricienne enseigne au Bénin

Faire fonctionner, en continu, un ensemble de services capables d’accoueillir plus de 1,4 million de visiteurs internationaux : c’est la réalité opérationnelle sur laquelle repose le modèle touristique mauricien. En 2025, l’île a enregistré 1 436 250 arrivées, soit une progression de 3,9 % par rapport à 2024. Ce résultat tient moins aux plages qu’à la capacité de la destination à maintenir dans la durée sa connectivité, son hébergement et la diversité de son offre. Plusieurs de ces leviers pourraient nourrir la réflexion du Bénin, selon une analyse publiée par La Nation (https://lanation.bj/economie/tourisme-le-benin-peut-sinspirer-du-modele-touristique-mauricien).

Le premier pilier de ce dispositif est aérien. Pour une destination insulaire, l’accès par avion conditionne tout le reste du système. Les chiffres de 2025 le confirment : 1,41 million de visiteurs sont arrivés par voie aérienne, contre environ 24 500 seulement par la mer. La desserte aérienne fonctionne donc comme l’infrastructure centrale sur laquelle s’articulent l’ensemble des flux touristiques.

Le deuxième levier tient à la logistique des marchés. Maurice a travaillé à répartir sa demande entre plusieurs pays d’origine plutôt qu’à dépendre d’un flux unique. La France demeure le premier marché émetteur avec 337 502 visiteurs en 2025, tandis que l’Inde affiche une progression de 33,5 %, à 75 808 visiteurs. Pour le Bénin, la configuration est différente, mais la logique d’exécution reste comparable : bâtir une base de clientèle diversifiée et stable.

Le troisième élément concerne l’offre elle-même. L’île ne vend plus uniquement le séjour balnéaire. Vacances, affaires, congrès, bien-être, golf et activités sportives élargissent progressivement le catalogue de motifs de voyage. Cette diversification réduit la dépendance à un seul type de séjour et rejoint l’une des priorités identifiées par le Forum économique mondial dans l’édition 2026 du Travel & Tourism Development Index : diversifier la demande et limiter la concentration des marchés touristiques.

C’est précisément sur ce terrain que le Bénin dispose d’atouts à mettre en service. Le patrimoine d’Abomey, le tourisme mémoriel à Ouidah, la cité lacustre de Ganvié, le parc de la Pendjari, le littoral et le tourisme d’affaires à Cotonou constituent un potentiel qui attend d’être adossé à des infrastructures et à des services opérationnels.

Le véritable enseignement du cas mauricien ne réside donc pas dans le volume de touristes attirés. Il tient à la capacité de l’île à rendre sa destination accessible, à proposer plusieurs motifs de voyage et à entretenir dans le temps les infrastructures et les services nécessaires à l’accueil. Un site remarquable ne produit pas de valeur touristique sans cet appareil de soutien.

Pour le Bénin, l’enjeu n’est pas de reproduire le modèle mauricien, mais d’identifier les mécanismes transposables à son propre marché et à ses ressources. L’expérience de Maurice démontre qu’une destination se construit autant par son accessibilité et ses services que par ses sites à visiter. La question posée aux acteurs béninois est moins celle de l’inventaire des atouts que celle de leur mise en œuvre effective.

Questions-réponses

Key question 1

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Key question 2

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Key question 3

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Key question 4

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