Dharmendra Bisht, ressortissant indien venu travailler à Maurice comme manager dans un restaurant thaï, est porté disparu depuis le 27 septembre. Sa sœur, Hema Rautela, lance un appel pressant aux autorités mauriciennes et indiennes pour que les recherches s’accélèrent. Depuis la fin septembre, sa famille de Dehradun, dans l’État indien de l’Uttarakhand, vit dans l’angoisse et l’incertitude.
« Je soupçonne fortement que l’on cache quelque chose dans cette affaire. Ce n’est pas un accident. » C’est en ces termes, rapportés par le média indien India Today, que Hema Rautela évoque la disparition de son frère. Ses mots traduisent le désarroi de proches qui, des semaines après les faits, disent n’avoir reçu aucune information concrète sur l’endroit où se trouve Dharmendra Bisht.
Le récit que livre la famille retrace les dernières heures connues du disparu. Originaire de Patel Nagar, à Dehradun, l’homme était allé jouer au cricket le matin du 27 septembre. Selon ses proches, il avait quitté les lieux en compagnie de quatre hommes. Depuis ce moment, plus aucun signe de vie. Le soir même, le silence s’était installé, et il ne s’est jamais interrompu.
Les jours suivants n’ont fait qu’approfondir l’inquiétude. La famille affirme que le téléphone portable de Dharmendra Bisht ainsi que des vêtements lui appartenant auraient ensuite été retrouvés en possession de l’un de ces quatre hommes. Informée de la disparition le 28 septembre, la famille dit avoir également appris que le jeune homme serait parti en congé. Une version que ses proches contestent fermement : selon eux, il ne leur avait fait part d’aucun projet de ce type. Ces allégations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
Face au silence, la famille a décidé de faire monter l’affaire au plus haut niveau. Hema Rautela a sollicité l’intervention du gouvernement de l’Uttarakhand ainsi que celle du gouvernement central indien. Selon ses proches, le bureau du ministre d’État indien Ajay Tamta est intervenu en demandant, par l’intermédiaire de la représentation diplomatique indienne, que les autorités mauriciennes se penchent sur le dossier.
La famille demande par ailleurs au ministère indien des Affaires étrangères de coordonner les démarches avec l’administration et la police mauriciennes. Un appel à la coopération entre deux États, porté par une sœur qui ne cesse de réclamer la vérité sur le sort de son frère.
Pour les proches de Dharmendra Bisht, chaque jour sans nouvelle prolonge une attente insoutenable. Leur espoir repose désormais sur une mobilisation diplomatique et policière à la hauteur de leur angoisse, afin que les recherches aboutissent et que la lumière soit faite sur cette disparition survenue à des milliers de kilomètres de leur domicile de Dehradun.