Stellantis : la perte nette fond de 90% au troisième trimestre

Stellantis : la perte nette fond de 90% au troisième trimestre

Stellantis réduit sa perte nette de 90 % au T3 et confirme ses objectifs 2026

Stellantis a resserré ses comptes. Le constructeur automobile, maison mère de Peugeot, Fiat et Chrysler, a publié mercredi 28 octobre un chiffre d’affaires de 37,6 milliards d’euros pour le troisième trimestre, en progression de 1 % sur un an sur la période juillet-septembre. Surtout, le groupe aux 14 marques a réduit de 90 % sa perte nette sur le trimestre, selon son communiqué. Cette amélioration s’explique en grande partie par les comptes de l’an dernier, alors lestés de lourdes charges exceptionnelles liées à la correction de la stratégie d’électrification du groupe.

La dynamique commerciale sous-tend ce résultat. La hausse des volumes en Europe a compensé un recul en Amérique du Nord, le marché clé traditionnel du groupe. Cette répartition régionale illustre le défi d’un constructeur qui doit équilibrer la performance de ses différentes zones d’exploitation pour soutenir sa rentabilité.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe affiche un bénéfice net de 217 millions d’euros, contre une perte nette de 6,8 milliards d’euros sur la même période en 2025. Le retournement marque une étape dans le plan de redressement et de réduction des coûts engagé par la direction, dont la mise en œuvre satisfait le groupe au point d’avoir confirmé ses objectifs financiers pour l’année 2026, d’après le communiqué.

Le directeur général Antonio Filosa, cité dans le communiqué, se veut explicite sur l’avancement du programme d’économies. Le groupe est, selon lui, «en bonne voie pour mettre en œuvre au moins 40 % de gains d’efficacité annuels, d’un montant total de 6 milliards d’euros, d’ici la fin de l’année. En conséquence, nous réaffirmons nos perspectives financières pour 2026». Cette promesse de 6 milliards d’euros constitue le cœur du pacte que la direction propose à ses actionnaires et aux marchés : une exploitation plus efficiente, censée soutenir durablement les résultats.

Pour les investisseurs, la confirmation des perspectives 2026 offre un point d’ancrage dans un secteur automobile confronté à des coûts de transition technologique élevés. Le passage d’une perte nette massive à un bénéfice positif sur neuf mois change la lecture du dossier. Le groupe démontre une capacité à absorber les charges exceptionnelles passées et à retrouver un équilibre financier, même si la marge reste étroite au regard de la taille de son chiffre d’affaires trimestriel.

La structure des revenus appelle toutefois une lecture attentive. La compensation entre l’Europe, en croissance de volumes, et l’Amérique du Nord, en repli, montre que le redressement repose encore sur une base régionale déséquilibrée. Le marché clé traditionnel, celui où opère notamment Chrysler, ne suit pas encore la trajectoire européenne. Les opérateurs du secteur savent qu’un tel déséquilibre peut peser sur la rentabilité globale si la tendance nord-américaine venait à s’aggraver.

Reste que la direction affiche une confiance manifeste. En réaffirmant ses objectifs financiers pour 2026 et en chiffrant précisément ses gains d’efficacité attendus, Stellantis adresse un signal de stabilité aux marchés et à ses créanciers. Le trimestre écoulé, avec ses 37,6 milliards d’euros de revenus et une perte nette réduite de 90 %, démontre que le plan de redressement produit des effets mesurables. L’exercice 2026 devra confirmer cette trajectoire, notamment du côté nord-américain.

Questions-réponses

Quel chiffre d'affaires Stellantis a-t-il publié pour le troisième trimestre ?

37,6 milliards d'euros pour la période juillet-septembre, en progression de 1 % sur un an, publiés le mercredi 28 octobre.

Quelle est la situation du groupe sur les neuf premiers mois de l'année ?

Il affiche un bénéfice net de 217 millions d'euros, contre une perte nette de 6,8 milliards d'euros sur la même période en 2025.

Quels gains d'efficacité la direction promet-elle ?

Au moins 40 % de gains d'efficacité annuels, d'un montant total de 6 milliards d'euros, d'ici la fin de l'année, selon le directeur général Antonio Filosa.

Pourquoi le redressement présente-t-il encore un risque régional ?

La hausse des volumes en Europe compense un recul en Amérique du Nord, le marché clé traditionnel du groupe ; ce déséquilibre peut peser sur la rentabilité globale si la tendance nord-américaine s'aggrave.