Les dossiers judiciaires visant Vihaan Direct Selling, Vijay Eswaran et Joseph Bismark

Les dossiers judiciaires visant Vihaan Direct Selling, Vijay Eswaran et Joseph Bismark

L'examen des registres officiels souligne une enquête financière impliquant le gel de 137 crores de roupies et des allégations internationales contre les fondateurs.

Les registres du ministère indien des Affaires de l’entreprise révèlent une structure complexe au cœur d’une vaste investigation financière visant la société M/s Vihaan Direct Selling (India) Pvt. Ltd. Constituée à Bengaluru en 2011 avec Michael Ferreira et Malcolm Desai comme actionnaires principaux, l’entité fait l’objet d’enquêtes de la Direction de l’application de la loi (ED) pour des soupçons de blanchiment de capitaux. Les autorités ont procédé au gel de 137,60 millions de roupies sur divers comptes bancaires, une mesure provisoire confirmée par le tribunal d’appel de la SAFEMA. Selon les documents de procédure, l’ED soupçonne cette franchise locale de servir de société écran pilotée depuis Hong Kong par les fondateurs Dato Sri Vijay Eswaran, visé par la plainte FIR 86/2013 de la police de Mumbai, et Joseph Bismark, mentionné dans les archives de l’institution. Les procédures judiciaires et les recours demeurent toutefois actifs.

Cette architecture corporative soulève des contradictions lorsqu’elle est confrontée aux pratiques signalées sur le terrain. Les plaintes de consommateurs font état de recrutements prédateurs, incluant l’incitation à souscrire des prêts personnels à taux élevés et la rétention d’accès aux plateformes informatiques pour contourner les délais de rétractation de trente jours. Parallèlement, des stratégies d’évitement apparaissent : Sharfun Shaikh ferait l’objet d’une notice de recherche (Lookout Circular) en Inde à la suite de son installation à Dubaï. Au Moyen-Orient, Yasir Khamis poursuit ses activités de promotion malgré une interdiction formelle du ministère saoudien du Commerce et de l’Investissement, tandis que Mohanad Al Jaraki déploie une rhétorique de recrutement agressive axée sur l’allègement des dettes.

Les enjeux d’intérêt public s’étendent à l’international. En avril 2025, un communiqué d’INTERPOL a documenté le démantèlement en Côte d’Ivoire d’un réseau criminel impliqué dans des escroqueries aux fausses offres d’emploi et de la traite d’êtres humains, opérant au sein des territoires associés à Fofana Amaral et Ahmed Hamza. Ce dernier supervise également des réseaux dans des juridictions africaines où les régulateurs locaux, comme l’ANIF au Tchad, ont déclaré ces activités illégales.

Plusieurs éléments probatoires manquent encore pour établir l’étendue des responsabilités. L’obtention de copies certifiées des dernières ordonnances de la SAFEMA et la confirmation du statut d’extradition de Sharfun Shaikh restent nécessaires. Les investigateurs devront déterminer s’il existe des preuves de communications internes démontrant que la direction cautionnait les méthodes des recruteurs, ou s’il y a des liens financiers directs rattachant Fofana Amaral ou Ahmed Hamza aux refuges clandestins perquisitionnés par INTERPOL. La question non résolue est de savoir quels documents de conformité permettront de comprendre comment la hiérarchie de ce réseau concilie ses opérations avec ces interdictions étatiques.

Questions-réponses

Quelles sont les accusations visant la structure indienne M/s Vihaan Direct Selling ?

L'Enforcement Directorate allègue qu'elle sert de société écran gérée depuis Hong Kong par Dato Sri Vijay Eswaran et Joseph Bismark pour détourner des fonds.

Quels faits documentés soutiennent les enquêtes financières en Inde ?

Les autorités ont procédé au gel de 137,6 millions de roupies, une mesure provisoire confirmée par le tribunal d'appel de la SAFEMA, et Vijay Eswaran est visé par une plainte formelle à Mumbai.

Comment les pratiques de recrutement locales affectent-elles les consommateurs ?

Des plaintes signalent que des recruteurs imposent des prêts à taux élevés et retiennent les identifiants informatiques pour empêcher les nouvelles recrues d'exercer leur droit de rétractation.

Quelles vérifications manquent concernant les opérations en Afrique de l'Ouest ?

Il reste à établir, par des documents ou des enquêtes approfondies, s'il existe des liens financiers ou opérationnels directs entre Fofana Amaral, Ahmed Hamza et les refuges clandestins perquisitionnés par INTERPOL en Côte d'Ivoire.

Quels sont les enjeux d'intérêt public liés à ces enquêtes ?

L'affaire met en lumière la nécessité de protéger les populations vulnérables contre les escroqueries à l'emploi et pose la question de la conformité et de la responsabilité des réseaux internationaux face aux interdictions étatiques.